mardi 24 mai 2016

Cameroun: la grippe fait rage à Yaoundé


Dans plusieurs familles et hôpitaux, elle affecte enfants, adultes et personnes âgées. Ses
toussotements sont incessants. Dans la salle d’attente de cette clinique de Yaoundé, les patients commencent à être un peu agacés.

C’est que Francky E, huit ans, a la grippe et ne peut s’empêcher de tousser. Une toux grasse… « Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? C’est bien pour cela que nous sommes venus voir le docteur ! », dit sa mère à deux messieurs, visiblement gênés par les quintes bruyantes du petit. Le nez qui coule, la gorge enrouée, les yeux piquants et les courbatures à n’en plus finir. De nombreuses personnes en consultation dans ce centre de santé présentent les mêmes symptômes.

 D’après le médecin, « c’est assez fréquent depuis deux semaines. Nous recevons des habitants de la ville atteints de grippe. Pour certains, la fièvre se fait même si intense que nous les gardons en observation pendant quelques jours ». Un tour dans les pharmacies permet également de constater que les produits traitant cette maladie sont très demandés en cette période. Dans une de ces officines au marché central, Valérien Nouka regarde son ordonnance avec attention. « Je cherche un antitussif et de l’huile goménolée pour soulager ma fille. Elle ne dort pas la nuit à cause de ses narines bouchées », avoue-t-il. Sa fille est restée un peu trop longtemps exposée au froid, à regarder les feux d’artifice lancés à l’occasion de la Fête nationale de l’Unité.

 D’après le pharmacien, ce monsieur n’est pas le premier à s’en aller avec des médicaments antigrippaux ce matin du samedi 21 mai. Le climat instable - un coup froid, un coup chaud - serait l’une des principales raisons de cette multitude d’états grippaux à Yaoundé, selon un médecin.

 Dans les familles, les cas de contagion sont légion. Danielle Kamnang tient sa grippe de son mari, qui lui-même l’a attrapée au contact de leurs enfants malades. « J’étais en voyage, et quand je suis revenue il y a une semaine à la maison, j’ai reçu l’héritage », s’amuse-t-elle. Dans son quartier, à Emombo, où tout le monde n’a pas les moyens de se procurer des médicaments en pharmacie, diverses précautions sont à l’ordre du jour. « Je me mets au chaud et je suis privée de glace, ma gourmandise préférée. Et comme médicaments, d’habitude, je ne prends rien. Ma grippe finit toujours par passer toute seule », révèle une dame. « Je prends du gingembre dans de l’eau bouillante citronnée. Je le fais à chaque fois que je suis grippé », explique un call-boxeur. Juste à côté, c’est le vendeur de bonbons et de mouchoirs (communément appelés « lotus ») qui se réjouit. En attendant de pouvoir se faire vacciner contre ce virus de la grippe, il est conseillé d’éviter au maximum les contacts avec des personnes malades. Le lavage des mains, reste l’un des moyens les plus efficaces contre la contagion.


Source:Cameroon Tribune

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